L'ombre et la lumière

C’est l’histoire d’une femme courant dans tous les sens tellement sa vie est une course folle vers un but mal défini. Sentant ses énergies s’épuiser, elle continuait du matin au soir sa course folle dans sa vie. Elle faisait courir sa vie tellement vite que même son ombre ne pouvait la suivre. Mais un jour, son ombre en eut assez de cette course effrénée et l’arrêta pour une conversation ombrageusement illuminante.  

- Dit donc tu n’as pas fini de me faire courir comme ça? Je n’arrive même plus à te suivre. Même les avions ultra rapides ont une ombre mais toi, ça suffit, je n’arrive plus à te suivre. 
- Mais qui es-tu donc pour me parler ainsi? Tu es mon ombre et quoi que je fasse, tu es censé te tenir derrière, à coté ou en face de moi mais jamais m’arrêter de marcher ou de courir même. 
- Si, justement tu te crois une lumière éclairant ta vie mais là tu ne fais que m’assombrir et du fait même t’assombrir de plus en plus. Ne vois-tu pas que ton but est encore non défini? Alors comment donc pourras-tu te rendre là où tu ne sais pas? 
 
Ne sachant pas ce qui se passait vraiment, cette femme croyait vivre un cauchemar et elle se pinça la peau du bras pour ultime vérification. Mais je dois quand même rêver. Voyons dont, mon ombre qui me parle et me fait la morale. Ça ne se peut pas! Bon, je dois courir chez mon médecin. Mais tout en marchant à pas pressés, elle se senti étouffée comme si quelque chose manquait dans tout son être. Puis elle eut l’idée de regarder autour d’elle pour vérifier tout de même son ombre. Mais quelle ne fut pas sa surprise de voir une ombre tellement fine et grisâtre presque invisible. Pourtant le soleil luisait très fort en cette belle journée d’automne. Elle sentait la noirceur la pénétrer comme la menaçant d’obscurité totale dans son corps et sa tête.  
 
- Mais que m’arrive-il donc? Se peut-il que je sois sur le point de perdre le chemin de ma vie et d’en payer le fort prix de mon ombrage aussi? Et au même moment une pensée traversa dans son esprit aussi vite qu’elle faisait défiler sa vie. 
 
C’est l’ombre qui lui murmura : 
- Je suis peut-être dans la noirceur mais ça ne veut pas dire que je sais pas voir non plus! Et toi tu te penses dans la clarté mais vois comme tout te semble noir maintenant! 
 
Doucement, elle réalisait combien elle laissait sa vie s’enfoncer dans le noir. Elle décida de rester un peu plus longtemps dehors, à contempler le soleil qui luisait et commença même à respirer l’air frais pour raviver ses poumons d’air. Elle opta de prendre une journée de congé, afin de se refaire un horaire chargé davantage de temps pour à elle que temps perdu pour des raisons qui dans le fond sont non existentielles.  
 
Morale de cette histoire : Prenez-vous votre temps avant que le temps ne vous prenne! 

 

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